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© Lyon Sports Actu / Johan Paravy

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L’ASVEL entre espoirs et désillusions

Avec 6 victoires pour 14 défaites en Euroleague et 5 victoires pour 3 défaites en Jeep Elite, l’ASVEL présente un bilan décevant depuis le début de saison. Si les résultats ne sont pas catastrophiques, ils ne sont clairement pas au niveau du potentiel énorme de cette équipe.

Frustrante. C’est l’adjectif qui semble le mieux caractériser la première partie de saison de l’ASVEL. Le gros recrutement effectué l’été dernier avec les arrivées de Paul Lacombe, Norris Cole, Moustapha Fall ou encore Allerik Freeman, laissait pourtant présager une saison pleine de réussite. Force est de constater qu’après quatre mois de compétition, le compte n’y est pas. Malgré quelques exploits notables contre le Barça, le Baskonia, ou plus récemment sur le parquet de l’Olympiakos, l’ASVEL n’évolue pas au niveau attendu.

À qui la faute ?


Les joueurs ont leur part de responsabilité, c’est une certitude, mais le staff technique aussi. Promu en tant que coach principal cet été, après le licenciement de Zvezdan Mitrovic, TJ Parker était attendu au tournant. Contesté par certains, qui voyaient en sa nomination un choix familial, le frère cadet de TJ avait conscience, dès le début, qu’il devrait sans doute prouver plus que les autres pour justifier sa nomination. Malheureusement, après quelques mois, peu nombreux sont ceux qui voient en ce choix une grande réussite. Et pour cause, il est difficile d’être satisfait de ce que l’on a pu voir jusque-là.

La dernière défaite contre l’Olympiakos illustre d’ailleurs parfaitement les maux villeurbannais observés depuis le début de la saison. Malgré quelques systèmes douteux en fin de rencontre, l’ASVEL menait de trois points à dix secondes de la fin, grâce à un 2/2 de Norris Cole à la ligne. À ce moment-là, le scénario semblait écrit d’avance : Villeurbanne va laisser tourner le chrono quelques secondes, puis faire faute afin d’envoyer l’Olympiakos sur la ligne des lancers francs pour que les Grecs ne puissent pas revenir à égalité. Une évidence, sauf visiblement pour les joueurs qui n’ont pas suivi cette consigne. Une erreur a finalement permis à Konstantínos Sloúkas, isolé, d’inscrire un trois points au buzzer pour envoyer les deux équipes en prolongation. À la suite de nouvelles décisions discutables et d’une rotation surprenante, l’ASVEL encaissait sa 16e défaite de la saison toutes compétitions confondues.

« Cette défaite est l’histoire de notre saison. Malheureusement ce n’est pas la première fois que cela nous arrive et notamment à Berlin. Les consignes ont été données lors du temps mort : si on marquait les deux lancers, on devait faire faute directement même s’il restait huit secondes. Je vivais très bien avec un concours de lancers francs… Mais on ne devait pas prendre de tir à trois points. Nous avions le match en main », a lancé TJ Parker en conférence de presse. Preuve que le discours du coach semble avoir du mal à passer.

Qu’en est-il du côté des joueurs ? Peut-on évoquer un manque d’expérience ? La première fois, d’accord. La deuxième fois ? Pourquoi pas. Mais quand ce scénario se répète inlassablement depuis plusieurs semaines, c’est qu’il y a un problème. « Ça me fait rigoler quand j’entends que l’on doit faire Top 8. Il faut voir l’expérience de notre équipe en Euroleague. Il faut voir le nombre d’années que nos joueurs ont passé en Euroligue. Notre équipe aligne des jeunes joueurs avec quelques vétérans pour les aider. Il faut voir la réalité en face. Je suis triste pour les joueurs. Nous devrions avoir au moins neuf victoires. Les joueurs ne trichent pas et c’est le plus décevant« , a poursuivi le coach villeurbannais.

Un manque d’expérience et de lucidité du côté des joueurs, un manque d’expérience et peut-être d’autorité du côté du coach ? Voilà quelques pistes qui pourraient expliquer le début de saison frustrant d’un club qui vise pourtant beaucoup plus haut.



Un risque de retard à l’allumage


Tony Parker l’a répété, il veut faire de l’ASVEL un grand d’Europe. On le croit et il n’est bien pas question ici de remettre en doute ce que TP a construit depuis son arrivée. Mais il serait d’autant plus dommageable que cette ascension soit retardée, voire gâchée, si certaines décisions ne sont pas prises à temps, notamment au niveau du coaching staff et de l’entraîneur principal. TJ Parker est encore au début de sa carrière, il mérite du temps. Mais la situation actuelle ne pourra pas durer éternellement.

Avec un effectif d’une telle qualité et autant d’argent investit pour faire de l’ASVEL une franchise permanente de l’Euroleague, il serait risqué de perdre du temps en insistant trop longtemps avec un encadrement qui n’est peut-être pas au niveau escompté, tout comme certaines recrues. Si les choses perdurent, le président villeurbannais n’aura pas le choix : il devra se poser les bonnes questions, et vite. Sans quoi, le projet pourrait prendre un retard qui sera difficile à rattraper.

Belge de naissance, Lyonnais de coeur. Tombé amoureux de la capitale des Gaules lors d'un déplacement sur l'Open Parc en 2018, je me suis lancé dans l'aventure Lyon Sports Actu après avoir travaillé au sein de plusieurs grandes rédactions belges. Le point commun entre Samuel Umtiti et mon premier amour ? Ils m'ont brisé le coeur.

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