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L’OL en Ligue des Champions ? Il y a plus que « cher moy »

En s’offrant une victoire renversante à Monaco (3-2) dimanche soir, l’OL a préservé toutes ses chances de podium en fin de saison. À trois journées de l’épilogue, laquelle des deux équipes arrachera la troisième place ? Voici une liste des facteurs (non exhaustifs) qui pourraient compter.

Un seul point d’écart


Bon, on commence par du factuel. Grâce à ce succès sur le Rocher, les Lyonnais ne sont plus qu’à un point de l’ASM au classement. Une contreperformance monégasque (défaite ou nul) lors des trois prochains matchs suffirait donc aux Gones pour repasser devant (à condition qu’ils réalisent un carton plein). À noter également que l’OL compte actuellement une meilleure différence de but par rapport à Monaco (+33 contre +32). Ça reste encore fragile, mais ça peut faire la différence au bout. En restant pragmatique, on accordera néanmoins logiquement l’avantage aux Monégasques qui ont encore leur destin entre leurs pieds.

Un calendrier plus favorable à l’OL


L’OL recevra Lorient (17e), avant un déplacement à Nîmes (19e), puis la réception de Nice (10e). De son côté, Monaco se déplacera à Reims (11e), avant la réception de Rennes (7e) et un déplacement à Lens (5e). À noter que les Monégasques joueront également la demi-finale de la Coupe de France à Rumilly-Vallières le jeudi 13 mai (avec une potentielle finale le 19 mai). Ce qui pourrait rajouter des problématiques de gestion à Niko Kovac.

Pour résumé, les Lyonnais affronteront des équipes moins fortes sur le papier, mais deux d’entre elles joueront théoriquement leur survie en Ligue 1. Une donnée à prendre en compte. Les Azuréens, eux, défieront des adversaires plus coriaces, dont Rennes et Lens qui auront encore un espoir d’accrocher une place européenne. Par ailleurs, l’ASM disputera au moins un match supplémentaire par rapport aux Gones dans cette période. Avantage donc sur ce point à l’OL.

Pression maximale sur Monaco


Ce genre de victoire obtenue avec les tripes est loin d’être anodine. Dimanche soir, les Lyonnais ont fait preuve d’un état d’esprit de guerriers. En transformant la frustration et le sentiment d’injustice vécu lors du quart de finale de la Coupe de France, les Gones ont vu cette fois-ci la balance pencher du bon côté. Hasard ou destin ? Chacun se fera son opinion. Une chose est sûre, ce sont aujourd’hui les Monégasques qui ont tout à perdre et les Lyonnais qui ont tout à gagner. Une formule qui aura forcément deux lectures suivant de quel côté on se place, mais au vu de la dynamique et du scénario de dimanche soir, la pression semble avoir changé de camp. Dans un duel entre deux équipes de même niveau, cette donnée mentale sera forcément déterminante. Et selon moi, c’est l’OL qui est dans les meilleures dispositions.

Le sprint final, c’est dans l’ADN lyonnaise


L’OL, c’est un peu comme un élève avec de grandes capacités, mais qui a besoin de grosses échéances pour les révéler. Il va souvent se contenter du moyen tout au long de l’année et cravacher comme un dingue à un mois de l’examen, pour avoir finalement obtenir son bac avec mention. C’est frustrant pour ses parents, ses professeurs et surtout pour les autres élèves. Mais, au final, l’émotion et le soulagement du résultat sont (souvent) plus grands. Même si on peut lui reprocher de ne pas viser l’excellence, on peut se rappeler que l’OL n’a que très rarement déçu ces dernières années, quand il s’agit de sprint final. L’histoire se répétera-t-elle encore cette saison ? Pour moi, c’est un oui.

Journaliste co-fondateur de lyonsportsactu.fr. J'étais du genre à utiliser mes cahiers pour noter tous les résultats des matchs, plutôt que d'apprendre mes leçons. Ma citation favorite ? "Y'avait peno sur Nilmar". Clubs précédents : Tonic Radio (2012-2019), Radio Scoop (2019-2020).

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