Nos réseaux sociaux

Foot

OL – Rennes : à côté de la plaque

Quatre jours après son succès historique à Porto (0-1), l’OL a, sur sa pelouse, été stoppé dans son élan contre un grand Stade rennais (2-4). Lyon est dixième du classement à dix journées de la fin du championnat.

Étaient-ils redescendus de leur petit nuage portugais après la victoire à Porto (0-1) mercredi dernier ? La question est légitime au vu de la prestation qu’ont proposé les joueurs de Peter Bosz à l’occasion de la 28e journée de Ligue 1. Face au Stade rennais de Bruno Genesio, le club rhodanien a été punit par son impuissance et son manque d’agressivité. Il y a plus qu’urgence au point de vue du classement pour l’Olympique lyonnais qui pointe à la 10e place avec 41 points. En tenant compte d’un retard au podium de huit unités à dix journées de la clôture du championnat, le sprint final a plus que jamais des raisons d’être lancé entre Rhône et Saône. Par la même occasion, cette huitième défaite de la saison en Ligue 1 vient remettre en question une confiance ô combien importante à quatre jours de la réception du FC Porto, match retour des huitièmes de finale d’Europa League. Il va falloir que Peter Bosz remobilise ses troupes avec l’obligation de faire meilleure impression sur la scène européenne. Une élimination de la compétition pourrait venir sonner le glas pour le manager néerlandais sur le banc lyonnais.



Des Gones cueillis à froid


Difficile de décrire l’entame de match d’une autre manière. Sous la pluie de Décines, les joueurs de l’OL ont peiné à imposer leur jeu. Manque criant de conviction, déchets techniques, du retard dans les déplacements offensifs comme défensifs… Léo Dubois et ses coéquipiers ont oublié un paquet d’éléments déterminants dans le vestiaire. Les bretons en ont donc profité pour prendre le dessus dans le premier quart d’heure. Sur une contre-attaque, Benjamin Bourigeaud (10′) a profité d’un ballon lancé dans la profondeur par Gaëtan Laborde pour tromper Anthony Lopes d’une frappe du pied gauche. L’ouverture du score pour le Stade rennais après dix minutes de jeu a semblé logique, tout comme aurait été le sursaut d’orgueil lyonnais attendu dans la foulée. Il n’en a rien été et l’équipe visiteuse a même réitéré l’opération quelques instants plus tard. À la suite d’un corner, Baptiste Santamaría (13′) a repris un ballon fuyant d’une reprise de volée. Imparable une fois de plus pour le gardien franco-portugais. Deux buts à zéro pour Rennes après moins de vingt minutes de jeu. Les travées du Groupama Stadium se sont montré de plus en plus impatientes. Le douzième homme n’était pas au bout de ses peines, à défaut d’être à la moitié de son état colérique.


Trois buts encaissés après 45 minutes


S’en est suivi, après ces deux premiers buts de la rencontre, la réalisation de Lovro Majer dans le temps additionnel de la première période. Celle-ci a été historiquement catastrophique dans le sens où l’OL n’avait plus été mené par trois buts de retard à la mi-temps en championnat depuis juillet 1989 (1-4 face à l’OM). Le troisième but du joueur croate a été la conséquence d’une relance manquée par Anthony Lopes. Quelques minutes auparavant, le gardien de 32 ans a manqué d’inscrire un but contre son camp à la suite d’une confusion au moment de capter le ballon. Celui-ci a finalement été sauvé sur sa ligne in-extremis. Cette boulette évitée de peu n’aurait pas changé grand chose au dénouement final de la rencontre même si Lyon est parvenu à réduire l’écart par deux fois grâce à Karl-Toko Ekambi (59′) de la tête et Moussa Dembélé (81′) sur pénalty. Mais dans le camp d’en face, Martin Terrier (49′) est parvenu à inscrire le quatrième but et à faire fuir prématurément certains supporters lyonnais de leurs sièges, agacés par l’affront qui se poursuivait. Voilà un ancien du club qui a rempli sa mission grâce aux ordres d’un homme également bien connu de la maison lyonnaise.



Retour gagnant pour Bruno Genesio


Après avoir quitté le banc lyonnais en 2019, Bruno Genesio avait fait un détour mitigé par la Chine avant de reprendre les rênes du club breton en mars 2021. L’heure des retrouvailles avec son ancien club, où il évolué en tant que joueur puis entraîneur, a sonné en ce 13 mars 2022. Le natif de Lyon a remporté, sans grande difficulté, ce bras de fer tant redouté au sein de ses anciennes infrastructures. Son bilan avec le Stade rennais s’élève désormais à 27 victoires pour 8 matches nuls et 14 défaites toutes compétitions confondues. Surtout après un échec contestable à Leicester (2-0) il y a quelques jours, Bruno Genesio a pris sa revanche par rapport à la dernière défaite en date. Ses hommes ont quant à eux doublement rempli leur mission lyonnaise pour cette saison 2021-2022. Au match aller au Roazhon Park, à l’occasion de la 13e journée, les Bretons avaient déjà infligé une correction aux hommes de Peter Bosz (4-1). Bis repetita à un moment de l’exercice inquiétant pour l’OL. Le podium ne semble plus qu’être une terre lointaine et difficilement atteignable désormais… d’autant plus que Peter Bosz ne trouve pas les mots pour justifier une telle déroute.



Crédit Photo : Chloé Morel ©

Natif de Lyon. Étudiant en troisième année à l'École du Journalisme de Nice. Diplômé du DUT Journalisme de Vichy. Passé dans les rédactions de Tonic Radio, But! Football Club, Planète Lyon, Lyon Capitale, Olympique-et-lyonnais, Euronews, Lyon Bondy Blog, Radio Scoop et OLTV. Je fais d'une pierre deux coups quant à mes passions : le journalisme et la ville de Lyon pour son histoire.

Cliquer pour commenter

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Foot