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© Lyon Sports Actu - Tom Bonnard

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OM – OL : une victoire reflétant une fâcheuse inconstance qui perdure

Pour le compte de la 35e journée de Ligue 1, dimanche soir, l’OL n’a fait qu’une bouchée de l’OM (0-3) au stade Vélodrome. Bien que ce résultat encourageant ait apporté du baume au cœur, celui-ci a confirmé le manque criant de constance au sein du club rhodanien, cette saison encore.

À Marseille, les hommes de Peter Bosz ont imposé leur loi au terme d’un match dominé particulièrement en seconde période. L’ouverture du score de Castello Lukeba (55′) avant l’heure de jeu, à la suite d’un coup de pied arrêté et dévié par le mur phocéen, a permis de débloquer une partie soporifique. C’est à partir de ce moment précis que beaucoup de personnes, connaissant la capacité de Lyon à tenir un score, pouvaient se dire que le plus dur commençait. La tête de Moussa Dembélé (76′) sur une merveille de centre de Malo Gusto, par ailleurs désigné homme du match, a éteint les moindres doutes pouvant porter malheur. La cerise sur le gâteau posée par Karl Toko-Ekambi (88′) dans les dernières minutes face à un Pau Lopez battu n’a fait que confirmer un état de fait : l’OL a fait de la pelouse du stade Vélodrome son jardin alors qu’une saison 2021-2022 discutable en résultats touche à sa fin.

Cette 1000e victoire dans l’élite pour le club rhodanien face à Marseille est anecdotique et symbolique. D’autant plus que les trois points ramenés de la région PACA permettent à Lyon de se replacer au classement. Pensionnaire de la 7e place avec 55 points, le club de Jean-Michel Aulas n’est plus qu’à 7 unités de la troisième place du podium occupée par Rennes. En parallèle, ce succès ô combien important pour provoquer un déclic pendant le sprint final ne suffit pas pour faire oublier de précédents résultats regrettables.


Des points laissés filés pour sûrement moins difficile que ça


Imprévisibilité quand tu nous tiens. C’est peut-être ce qui pourrait expliquer la victoire de l’OL à Marseille alors que le club enchaîne les montagnes russes depuis plusieurs semaines au point de vue des résultats. Remontons dans le temps pour revenir au mois de février. Après 5 rencontres, Lyon a enregistré 2 victoires, Marseille (2-1) et Nice (2-0) contre 2 défaites, à Monaco (2-0) puis face à Lille (0-1) et 1 nul à Lens (1-1). À noter que les trois points pris par deux fois sont séparés d’une défaite en Principauté. Même constat pour le mois de mars où l’histoire s’est répétée avec la coupe d’Europe en plus dans les pattes. Pourtant bien embarquée sur un sans-faute après deux succès hors de ses bases, à Lorient (1-4) puis du côté de Porto (0-1), la bande à Peter Bosz était déjà retombée dans ses travers quatre jours plus tard à domicile face au Stade rennais de Bruno Genesio (2-4). Une claque prise qui avait fait réagir puisque, dans un rythme effréné, avec des matches tous les trois jours, les joueurs de l’OL avaient décroché leur qualification pour les 1/4 de finale de l’Europa League en se contentant du match nul pour le retour face à l’équipe portuane (1-1). À quoi bon lorsqu’on sait comment s’est terminée la campagne européenne ?

Mise à part un score nul et vierge face au Stade de Reims (0-0) pour conclure un mois de mars en dents-de-scie, celui d’avril avait démarré sur les chapeaux de roues. Pour la 30e journée, l’OL s’était imposé face au SCO d’Angers (3-2) grâce notamment au premier but de Tetê quelques minutes après sa première apparition sur la pelouse du Groupama Stadium. Une bonne dynamique dont l’effectif lyonnais n’a pas su s’inspirer pour les rencontres suivantes. Preuve à l’appui. Les deux matches nuls successifs concédés à l’extérieur respectivement à Londres face à West Ham (1-1) et en Alsace contre Strasbourg (1-1) précédaient le gouffre dans lequel Lyon est tombée le soir du jeudi 14 avril à Décines face aux Hammers à l’occasion du terrible match retour (0-3). S’en est suivi un sursaut d’orgueil loin d’être anormal face à la situation des Girondins de Bordeaux (6-1), mais au prix d’une nouvelle déconvenue sur le terrain de Brest (2-1) le week-end suivant.

Bien qu’une large victoire face à Montpellier (5-2) a précédé le déplacement à Marseille, la question était légitime quant au dénouement au Vélodrome pour l’effectif de Peter Bosz. Au moment de faire les comptes à l’issue de la rencontre, une autre l’est tout autant : comment l’OL a-t-il pu réaliser une telle performance de grande ampleur face à la deuxième équipe du classement et, une dizaine de jours plus tôt, courber l’échine face à une formation inférieure ? Puis, s’il on veut aller plus loin dans la quête aux explications, enchaîner des prestations moyennes face à des clubs qui semblaient être à la portée du club rhodanien (Lens, Lille, Reims…) ?


Une saison semée d’embûches accumulées à tous les niveaux


Débordements survenus à l’occasion de la venue de l’OM au mois de novembre, disqualification de la coupe de France en décembre face au Paris FC, départ inattendu de l’ancien Directeur sportif, Juninho, en janvier dont le communiqué peut toujours attendre ou encore un échec cuisant sur la scène européenne. Tant d’événements accumulés qui ont fait que l’Olympique lyonnais réalise actuellement l’une des pire saisons de son histoire, si ce n’est la pire. Après 15 victoires enregistrées contre 11 matches nuls et 9 défaites après 35 journées de championnat, Lyon pointe à une position au classement qui ne correspond ni à ses ambitions, ni à l’image du club. Bien que les chances de qualification pour la coupe d’Europe ne soient pas totalement réduites à néant, il reste tant bien que mal un mince espoir. Celui d’espérer que l’OGC Nice remporte la finale de la coupe de France le 7 mai face au FC Nantes. Dans le but de se voir servir sur un plateau la sixième place de Ligue 1 afin de disputer au moins les barrages européens. Qu’à cela ne tienne, être dépendant des autres équipes pour rêver d’une qualification sur la scène européenne relève d’un manque de professionnalisme, en plus d’être assez éloigné du côté glorieux et conquérant.

Natif de Lyon. Étudiant en deuxième année à l'École du Journalisme de Nice. Diplômé du DUT Journalisme de Vichy. Passé dans les rédactions de Tonic Radio, But! Football Club, Planète Lyon, Lyon Capitale, Olympique-et-lyonnais, Euronews, Lyon Bondy Blog, Radio Scoop et OLTV.

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